Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 15:50

 

Le matin, très tôt, j’ai décidé de franchir un autre pas. Maintenant que Lilith a lu mes mots, elle sait que pour les tisser, il fallait un cœur qui les ait ressentie. Je lui parlerais et j’insisterais ; je la rassurerais et je l'a approcherais ; je la regarderais mais je laisserais un temps pour elle ; je parlerais et l’écouterais : j’ai trop dit, il est temps de l’entendre.

Mon horoscope prévoyait une semaine surprenante. Celle ou je puisse relever un nouveau très beau défi : la chance devrait me sourire et un ami se montrera plutôt perturbé par certains événements et que je saurais l’encourager …

Et pour elle les astres prévoient qu’elle puisse déployer une belle joie de vivre qui agira comme un effet d’entraînement …

 

Et j’y crus avec force et  détermination !

 

Pourquoi ne pas y croire lorsque le cœur est avec nous ?

Pourquoi ne pas aller aux bouts de nos envies ?

Pourquoi obéit-on souvent à notre raison, pensant qu’elle est sans déraison,  alors que nous cachons le cœur et sa passion ?

Pourquoi l’homme voudrait-il aimer la femme comme elle penserait l’avoir aimé ?

L’amour n’est pas sans raison. Et la raison a tort de croire qu’elle a toujours raison : elle ne se doute guère que le cœur peut la guérir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /Jan /2009 15:33




Pause et espérance !

Il y a des pauses qu'on aime ; c'est souvent le cas ; mais il y a celle ci qui me hante : j'ai hâte qu'elle finisse pour que je continue de nouveau... Peut être que votre visite est nécessaire : je pensais que les mots qui coulaient sous ce regard et ce sourire allaient m'être fidèles. Hélas ! A quand la fin de cette pose ?

 

Par liepsig
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Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /Déc /2008 15:09

 

( Il est plus facile de se perdre de vue que de se retrouver à nouveau : A toi qui lis mes mots ! )

 

Je suis convaincu à présent que j’aime cette femme. Pourquoi ne l’aimerais-je pas ? N’aurais je pas toutes les raisons ? Aurais-je écrit tout cela pour toutes les femmes que j’entrevois ? Aurais-je le temps de ces tant de vies dispersées ? Foutaise ! Il n y a que elle qui m’offre ce bonheur, celui d’écrire à même la décrire et celui d’être là à vivre ces moments. Comment suis-je arrivé à aimer une femme qui ignore tout de moi-même. Elle ne sait de ce que je vis que ce que je dis dans mes écrits. Et moi non plus !

Elle est encore passé tout près de moi et nous avons chacun vu, sans se dire un mot ni se regarder, à travers ce que nous avions, ce de quoi était faite notre vie. Elle me parut décidée à une discrétion exemplaire et j’ai du respecter ses vœux. Je la sentis me dire :

 

 «  Je n’aimerais en aucun cas que ma fille saches que tu m’adores ! »

 

Et je répondis comme dans un rêve :

 

«  Il n y aura que moi et moi seul qui veillerais sur ce secret. Si tu veux, il restera dans nos regards. Si tu veux je tairais l’ardeur dans mon cœur. Si tu veux je souffrirais pour t’écrire. Si tu veux je t’aimerais comme on aime un Dieu qui ne répond à personne. Si tu veux j’oublierais de te surprendre pour rêver de toi en secret. Si tu veux je te prie pour que tu sois mon amie. Si tu veux je t’attend au bout de la rue. Si tu veux je me plie implorant ton amour. Si tu veux je finis d’écrire à jamais. Si tu veux dis le moi, j’en ferais une de mes règles.

 

Mon cœur m’a longuement parlé cette nuit. Il s’est endossé sur mon épaule comme le ferait une jeune femme amoureuse. Je l’ai écouté sans dire un mot :

 

«  Je suis  l’otage me dit-il, cerné par deux regards, comme pris entre leur feu ; l’un qui me rassure l’autre qui m’interroge. Ma bulle est face à ce sourire, comme un enfant plein d’éloge. Je cours aux pas d’une silhouette, résolue telle une horloge. Malheur à celui qui me libère avant que je fasse ma prière ! J’aime être libre sans chaînes ni ornements mais face à cette piètre citadelle qui m’est source de rêve et d’espoir, je reste seul avec mes doutes et mes désespoirs… »

 

J’entendais mon cœur pleurer de chagrin. J’aurais aimé lui sécher ses larmes mais je ne voyais guère ses yeux. Il pleurait aussi pour moi. Mais il n’arrivait pas à verser mes larmes : il y’a si longtemps que je n’avais vu couler de l’eau sur  mes joues.

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Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /Nov /2008 09:10

 

Pour me distraire et faire passer le temps, je me suis mis à chercher dans mes souvenirs : y’aurait il une chose anodine que j’avais omis d’observer chez Lilith ? Hé oui ! La bague !!! Elle portait une bague au pouce mais quel pouce ? je n’en avais pas le souvenir clair. Le pouce droit ou le pouce gauche ? Lilith  rirait de moi sans doute si je lui appris que nos pouces seraient comme des thermomètres qui mesureraient notre propre libido. Celui de gauche serait le symbole de la créativité, du pouvoir d’imagination et du potentiel en sensualité ; alors que le pouce droit indique le degré de notre motivation, de notre volonté ainsi que de notre désir sexuel. En tout cas, rares sont les femmes qui portent la bague au pouce et Lilith en fait partie. Il se peut que ce soit l’alliance de son papa comme l’avait fait une amie, ou par simple habitude : l’adolescence est un monde d’imagination et de rébellion…

L’heure de vérité approche. Je serais à l’heure. Que les Dieux de l’amour me souhaitent chance et courage, que mon cœur tienne le coup ; et que mes mots se délient de ma langue face à ce regard généreux.

 

 Je ne saurais dire si mes mots auraient été pour quelque déclencheur mais le visage de Lilith était rayonnant de beauté. Elle qui fut avare en sourires, je la voyais soudain toute en éclat de rire à chacun de ses pas. J’accepte l’idée qu’elle voulait m’en offrir, je le sentais mais je n’ai pas été parmi ces heureux bénéficiaires. Elle n’est pas venue de sa propre volonté et je n’y suis pas allé contre la mienne :

« Penses-tu qu’une si jolie femme viendrait aussi naturellement que tu le souhaites ? Ne rêve plus mon pauvre homme ! La fontaine est aussi loin que la soif pourrait t’anéantir. Oublie donc qu’elle existe et va te faire une raison !   » 

 

Qui l’aurait cru ?  Même mon cœur me parla ainsi ?


Elle n’est pas venue me parler. Mais elle avait mis ses collants et ses talons et mon âme s’est abattue en larmes. Il cherche de l’aide. Et que fait il ? Il va mettre ses sanglots sur du papier blanc.

 

 

 

 

 

Par liepsig
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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /Nov /2008 08:42

  

 

 

Je n’avais pas eu le temps de connaître son vrai prénom. Je ne le lui avais pas demandé. Peut être serait-il l’un de ces prénoms que je vois défiler dans ma mémoire : Lucyna, Ewelag, Zielona, Marta, Beataw, Magdak, Ulcia, Nanusia, Alexasa, Olga, Agniecha, Anetka, Olunia, … Que sais je encore ? Peut être que le sien serait-il encore plus romantique que ceux que je cite ? Saurais je le prononcer avec l’accent qu’il faudrait pour être le plus juste ? Mais en cette journée nouvelle, je sais une chose c’est que Lilith est en possession de tout ce que j’avais écrit pour elle. Elle l’avait gardé et je pense qu’elle prendra le temps de tout lire, espérant  qu’elle relise et s’attarde sur les mots dont le sens lui échapperait quelque peu. Je me sentis à présent un peu soulagé, comme d’avoir accouché à terme : naturellement et sans besoin d’être charcuté le ventre et l’utérus et quoi d'autre encore ? J’attends impatiemment ! Je lui consentirais le temps qu’il faut pour qu’elle le lise et peut être qu’elle le relise et ; aussi sa liberté de venir elle-même me dire comment a-t-elle trouvé mes mots. Seraient-ils forts et puissants ou faibles et ringards ? Seraient-ils proches de sa vie où aussi loin qu’est le ciel de la terre ? Trouvera t-elle des mots qu’elle aimerait lire et relire ? Trouverait-elle ceux qui l’auraient surprise, ceux qui auraient fait battre son cœur ou ceux qui l’auraient fait rougir ? J’attendais son verdict comme si le reste de ce que j’allais écrire dépendrait inexorablement de sa note. Une note qui hausserait les rimes de mes proses et leur donnerait le quatrain adéquat permutant rimes en tambour,  fleurs,  mandoline et clairière…

 

Je ne suis pas parti la revoir. Je me suis fait tout petit même si je ne le voulais guère. J’ai résisté. Je voulais qu’elle  réfléchisse avec la sérénité que je lui connaissais. Elle rassemblera tous ses mots pour me dire ce qu’elle a dans le cœur lorsque je lui dirais :

 

« Je ne voudrais ignorer aucune chose de votre vie qu’il vous sera possible de me conter. Je sais que je ne me lasserais jamais, ni de votre jolie voix, ni de votre regard ni encore moins de votre sourire ; et même si rougir n’est pas signe de consentement, je m’en ferais une raison pour m’y convaincre du contraire… »

 

Et je l’entends me dire :

 

«  Mais cher Monsieur, vous me semblez aller loin dans votre crédit. Pensez vous que mon sourire nourrira indéfiniment votre cœur ; que mon regard fera de vous un homme heureux et, que lorsque je rougis vous respireriez mieux ?  »

 

Alors je ne m’efforcerais pas de lui répondre :

 

«  Il est des choses chère Madame que nul ne commande si ce n’est les Dieux. Et que dire de l’amour ? Qui  lorsqu’ils l’allouent en entier ou en partie, ils refusent abruptement de le reprendre. Je ne saurais affronter ces Dieux qui t’offrent ce sourire pour que je puisse l’aimer à mon tour  » 

 

 

 Ce midi, je n’ai pas pu avaler grand-chose. Le stresse s’est emparé de mon être, le violant brusquement et m’interdisant le contrôle de mes envies. Je laissais dans mon assiette toute ma part de patte et une fricadelle. Je bus assez d’eau : je me sentis comme déshydraté. Trois jours après que mon cahier ait atterri sur les bras de Lilith, il serait temps – me semble t-il –   de l’approcher pour en savoir un peu plus. Viendrait-elle me le dire de sa propre volonté ou serais-je encore une fois contraint de franchir ce mur qu’elle voulait imposer entre nous ? Et toutes les peurs viennent se rajouter à mon stress au point de sentir mon cœur presque découragé et affaibli par cette attente. Si seulement celle ci serait à mon avantage, mon souhait, mon désir…

 

Le rêve

 

Dans la nuit, tu nais

Sans lune ou éclairé

Le temps d’une lueur

Tu tisses et tu défais

Mais moi encore debout

Je rêve un peu de tout

Du vrai et l’erroné

Du possible et l'insensé…

 

 

 

Sen

 
W nocy, to chcesz
Bezksiężycowy lub informowane
Czas na ognik
Ci tkanin i gałęzi
Ale wciąż stałego
I sen trochę każdy

Prawdziwe i fałszywe
Możliwe i nieumiejętnych ...

 

 

 

Les gens peuvent rire de moi, je leur serais du moins redevable d’avoir lu tous ces mots. Ils peuvent parler de mon amour pensant qu’il serait déjà mûr et consommable ; je leur ferais gré de ne pas aller loin dans la besogne. Ils diront que je ne suis qu’un troubadour que l’amour emmène aux milles détours et je leur répondrais :

 

«  Vous les cœurs qui ne savent aimer que ceux qui les aiment, sauriez-vous un jour le faire sans rien espérer en retour ? S’il y’a un non à vos propos, allez discourir a votre ardeur : elle n’aime guère de tout son cœur ! »

 

Par liepsig - Publié dans : écriture
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