Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /Oct /2008 14:22

Devoir de mémoire

Où l’Algérie et la valse à trois temps

  « La violence ne se manifeste pas  forcement dans le désordre, mais elle apparaît aussi comme une forme de volonté – de résistance – à revendiquer et à défendre ses convictions »

 

Ce présent qui surplombe et un passé qui hante.

« Est ce raisonnable … de disserter valablement du présent à travers une seule question… sachant que vos lecteurs, malgré leur intérêt pour le passé, auraient sans doute espéré qu’on les entretienne du présent ? 1».

Cette interrogation pose une interjection ! Et au même temps, d’autres interpellations : A quel niveau, notre intérêt pour le présent, pourrait-il influencer notre futur, si toutefois le passé n’est y pour rien ? Est-ce réellement possible d’exclure le passé, même inconsciemment, lorsqu’on disserte du présent qui nous préoccupe quotidiennement ? Et le passé, ne serait-il pas prépondérant ?

Nous avons souvent tendance à l’occulter, hélas, ce passé. Nous ignorions et amoindrissions, me semble t-il, son rôle primordial dans nos joies et nos peines d’aujourd’hui et de demain. Nous trichons sans doute avec notre devoir de mémoire. Cependant, c’est peut être là où réside l’impulsion d’une vraie solution ! Nietzsche  écrivit dans le Gaie savoir : « Qu’il faut être léger pour pousser sa volonté de connaître aussi loin et en quelque sorte au delà de son temps, pour se créer des yeux qui puissent embrasser des milliers d’années et que l’azur s’y reflète » 

Serions nous, tant que ça lourds, pour ne pas initier ce voyage ? Et pourquoi privions-nous de cette universalité et de ce périple de connaissance dans le passé  – comme si le présent nous surplombe et que le passé nous agace tous, nous accable, tels de pauvres « dmốs »[ pusillanimes à l’idée de se révolter ?

Mais ce sont sans doute ces traumas historiques, dont parle le philosophe et psychanalyste Zizek, qui nous habitent : «  Nous disons que nous ne sommes pas prêt à affronter ce dont nous ne sommes pas capables de nous souvenir et qui continuent à nous hanter. Le véritable oubli d’un événement, conclue t-il, passe d’abord par la remémoration. »

Mais une question subsiste : Qui maîtrise à ce point le présent ; est-ce dans ces « arrières scènes », en deuxième plan, illisible à l’œil nu, que tout s’y fait et s’y défait ; et peuvent t-« ils *» – sans s’imprimer dans le premier plan – être présents et efficaces par-dessus tout ? Et ce passé alors, à qui appartient-t-il ?  Si l’on croit Orwell «  Qui contrôle le présent, disait-il,  contrôle le passé et qui contrôle le passé contrôle l’avenir ». Peut-on affirmer qu’« ils » contrôlent – dans l’ombre – le présent ? Sans aucun doute : oui. Maîtrisent-ils le passé, en interdisant l’accès, en verrouillant tous les moyens d’y accéder et en excluant l’émergence de toute vérité ? La réponse n’est pas aussi certaine. Et si cette chambre noire fait le futur, comme le dit si bien Orwell, de quelle luminosité se teindrait le notre ? Si le pouvoir du peuple sur le présent s’avère limité voir inexistant, et que l’accès à convaincre les authentiques détenteurs de ce pouvoir à le découvrir se voit tout aussi dans l’impossibilité pratique, ce qui est le cas ; alors désormais, il ne faut plus compter que sur la mémoire et l’histoire : Cette  conscience collective - qui tant qu’il est encore possible- aurions-nous ce courage de forcer ses portes ? Mais faut-il le préciser, que sans l’individu lui-même,  la conscience est inexistante !

 

L’ordre ou le désordre

En opposant le présent au passé, il n’est guère possible d’éclairer cette situation ambiguë. Le présent semble être compromis dans une spirale anarchique et décadente, sur laquelle nous n’aurions aucun pouvoir réel et concluant. Il ne serait plus question : «  D’espérer que ce pouvoir tombe de lui-même ou qu’il donne de bonne grâce les moyens de le faire 1». Puisque tout le monde semble savoir, qu’il ne faut plus rien attendre de ce «  pouvoir », y compris les plus optimistes,  faut-il, de surcroît, s’enrouler dans ses propres filets, pour  l’implorer  en ces termes : « Que le pouvoir change progressivement ( ?)/Qu’il s’éloigne de l’arbitraire/Qu’il conduise les changements/ Qu’il s’investisse/Qu’il s’engage dans des réformes, qu’il s’engage dans des pas en avant, même de petits pas ( !) 1» ?

Quoi d’autre espérer de concret, à travers cette prière, si ce n’est d’alourdir davantage des paupières, qui n’osent déjà pas s’ouvrir ? Et peut être que le salut viendrait d’ailleurs !  Car : «  Le choix qui est devant nous est entre le changement dans l’ordre ou le changement dans le désordre 1».

Non ! Il n’est pas sage, compte tenu des événements récents : d’un passé ensanglanté et d’une situation actuelle précaire, d’opposer l’ordre au désordre. Il serait malvenu, dérisoire et même indélicat, de penser un instant, qu’il est possible de faire tomber un régime occulte, en lui faisant craindre  (insidieusement)  la venue d’autres forces également occultes.

 

 Du passé au futur : vérité de mémoire

Lorsque, par conviction personnelle, nous aurions fini d’opposer le passé au présent, l’ordre au désordre ; il restera l’homme. C’est certainement vers ces Hommes, qu’il faille se tourner, lorsque les petits ne sont plus à la hauteur des aspirations de tout un peuple : ceux qui pensent, ceux qui écrivent et tous ceux qui disent la vérité sur notre mémoire. Soyons sincères et avouons le aujourd’hui, comme le dit si bien Patrick Rambaud, que lorsque un peuple vit sous anesthésie, reste une tribu insolente par nature, celle des MM. les dessinateurs de gazettes. Auprès desquels, il serait juste de rajouter tous les autres insolents avisés qui n’auront plus à avoir peur de la bêtise. Car nous avons tous besoin, y compris les penseurs les plus convaincus, d’un « nouveau courage », comme dirait Zizek, celui de questionner sa propre position. Et celui toutefois, de remettre en cause essentiellement, notre manière de vouloir apporter une contribution salutaire à cette crise de silence.

Tant il est vrai qu’il est assurément possible mais périlleux lorsque nous serions décidés à nous épargner les erreurs du passé de forcer ses portes, le découvrir aux yeux, aux oreilles et à tous les sens qui pourraient le percevoir. Là, le pouvoir, ne fut-ce le plus féroce et le plus occulte de tous, n’y pourra rien faire : car nul ne volera, ni confinera, indéfiniment et entièrement, la mémoire que nous avons mis tant d’années à construire.

Et c’est dans cette direction que le futur en s’interposant au présent se teindra aux vifs couleurs du progrès. Comme quelqu’un qui voulant éviter un obstacle, recule, puis au bon moment, lorsqu’il juge l’instant propice, saute en survolant sa position initiale, pour atterrir suffisamment loin. Ou comme si la valse à trois temps remplaçant un temps par une pause et que naît la valse à deux temps, celle  emmenée par cette génération que tout le monde observe avec attention : ils affectionnent le naturel dans la vérité et le progrès dans le style.

 

Et S’il en est besoin d’un  prolepsis, il serait suffisant de notifier, que notre peuple est atteint, malgré sa bonne santé démographique et son potentiel, d’un prolapsus social: il a cruellement manqué des appuis de ses soutiens à travers l’accès aux idées de ses vrais élites. Et que l’état comme nous le connaissons aujourd’hui, est devenu une polyandre que personne ne revendique et que tout le monde abuse. Enfin, que la violence ne se manifeste pas  forcement dans le désordre, mais elle apparaît aussi comme une forme de volonté –de résistance– à revendiquer et à défendre ses convictions – Gandhi lui même aurait été violent, disait entre autres Zizek. 

Puis si maxime il y a, ça serait – à quelques mots prés – la suivante : si quelqu’un  se reconnaît dans ce devoir de mémoire, qu’il parle ! Et qu’il ne dise rien d’autre que la vérité et toute cette vérité, sinon, de Grâce ! Qu’il se taise  jusqu’à ce que l’histoire l’exhume : – car dès lors que ce devoir nous est retiré, c’est l’histoire qui rend son verdict en jugement posthume ; et à défaut de vérité, elle ne retient que trahison.

Mais aux autres, à tous ceux qui ne savent peut-être pas, qu’il détiennent quelques documents aussi anodins fussent-ils leur paraître, qu’il faille tout garder subrepticement, tout choyer, tout protéger. Faire en sorte qu’aucun soldat ne puisse les percevoir, qu’aucun feu ne doive les atteindre, qu’aucune barbarie ne puisse les salir. Jalousement, gardez-les au fond de vos boites d’archives ! Car il viendra le jour ou seules ces preuves seront irréfutables, puisqu’elles permettront indéniablement à l’histoire de faire émerger cette vérité dont nous parlons. Autant le temps des ennemis de la mémoire tire à sa fin, une génération au plus, autant l’horloge est aussi son pire ennemi. Mais sachons qu’un peuple n’est véritablement libre que lorsqu’il recouvre intégralement toute sa mémoire. Et que personne d’autre que nous-même ne nous abreuvera au sein de cette liberté. Arrachons là avec notre secret gardé et transmis jusqu’au jour du jugement premier.

 

 

1-Entretien accordé par « Le soir d’Algérie » à Mr S.A.Ghozali le dernier premier ministre d’avant la période sanglante.

* « Ils » faisant référence dans l’entretien en question à «  une poignée  de personnes qui, au nom de l’armée, tient toute l’Algérie »

 

 

 

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Mardi 13 mars 2007 2 13 /03 /Mars /2007 13:46

Jospin attendra !

       Lorsque la sagesse l’emporte sur le désir fort d’être élu, nous sommes inéluctablement dans une autre dimension de la vision politique. Si l’ancien premier ministre, en l’occurrence Mr Jospin, ne souhaite plus être candidat à l’investiture c’est qu’il n’a pas envisagé lors de sa décision, d’être confronté à des adversaires au sein même de son parti. Le mur ainsi heurté n’est pas facile à franchir compte tenu de l’émergence d’un candidat féminin qui bouleverse les donnes au seins du parti socialiste en entravant certaines règles et en communiquant sur des sujets restés tabous. Ce qu’il faut certainement récuser c’est que ces sujets ont été proposés et traités par presque toutes les autres formations politiques. Il n’est donc pas permis de penser que ces idées sont nouvelles. Quand aux solutions, il faudrait attendre non seulement les transcriptions analytiques avec leurs orientations temporelles mais aussi et surtout leur application sur le terrain de la réalité.


Certains diront que Lionel Jospin n’avait pas le droit de quitter le navire. Certes il aurait été plus judicieux pour un homme qui souhaite arriver au pouvoir, dans les perspectives tracées par François Mitterrand et Jacques Chirac, d’attendre quelques années de plus, tout en restant aux sein du parti et être investi et peut être élu par ancienneté sous cette règle presque infaillible qui a fait ses preuves. En démissionnant, Jospin a montré qu’il n’est pas attisé par le pouvoir pour le pouvoir. Ce qui n’exclut pas toutes les faiblesses humaines qui ont cicérone ce genre de décision impulsive, prompte, avérée et non supputée. Si Jospin est revenue c’est à mon sens pour rectifier cette trajectoire après un passage à vide chargée de réflexions. Le parti socialiste n’a-t-il pas compris qu’il a plus de chance de gagner les élections avec Jospin qu’avec tout autre candidat socialiste ? Les atouts qu’il a acquis lors de son parcours auraient pu être re-apprécié si son parti l’avait blanchi de son égarement. Cette idée aura raison dans les fortes abstentions que nous pourrons observer dans un duel qui pourrait opposer Nicolas Sarkozy à Ségolène Royale.
La France aujourd’hui, ne peut plus fonctionner comme c’était le cas il y’a quelques années. Il ne s’agit plus de se suppléer au pouvoir, ni de se succéder entre droite et gauche ou de s’allier gauche avec extrême gauche et inversement. Aujourd’hui la France a besoin d’un homme rassembleur qui soit capable dans l’immédiat de faire converger la majorité des partis politiques sur des décisions qui concernent l’avenir de la France. Il ne s’agit plus de s’opposer pour bloquer, ni de manifester pour s’opposer.
La France a besoin d’un homme qui soit capable de mettre une limite au syndicalisme pléthorique. Un homme capable de responsabiliser les associations, les medias, les chefs d’entreprises, les députés,…, à accepter - si besoin est- des sacrifices d’austérité afin de relever le défi. En résumé un homme qui réinventerait une autre façon de diriger.
Cet homme là malheureusement, il faut parfois aller le cherche. Même si le projet de Lionel Jospin n’est pas en mesure de satisfaire ces donnes qui paraissent parfois de droite, au sens classique du terme, même sil n’a réussi autrefois à ne rassembler que la gauche plurielle, il a le respect d’attendre qu’on aille le chercher et cette constante est républicaine statutaire de la vraie démocratie certes en nette déperdition.
Il me semble, dans l’état actuel des choses, que seulement deux personnalités politiques sont capables de tenter et réussir un tel rassemblement républicain. Le premier étant Lionel Jospin qui a démontré son attachement à la démission lorsque cela est nécessaire et l’autre du centre, François Bayrou qui prône le rassemblement indispensable pour un consensus national sur des points qui restent à définir. Il serait temps que ces deux hommes et d’autres se rencontrent. Si la situation se présente, il est probable que le chemin vers cette nouvelle démocratie soit ouvert. En attendant, la démocratie électorale partisane continue son cours sur des airs de programmes renouvelés à l’ancienne.
                                                                                                     Liepsig

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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /Mars /2007 13:48

La biche, le lionceau, et les éléphants.

Entendant dire que la biche voudrait devenir reine en tuant le fils du roi de la jungle, le lionceau surpris et agacé lui dépêcha une convocation écrite de ses propres griffes :

« …Tu es tellement efflanquée et sans poids, comment expliques-tu ton vœu de me faucher l’herbe sous les pieds? »

L’ayant reçu, celle-ci comprit de suite que le lionceau ne lui voulait pas que du bien. La nuit lui porta sans doute conseil.
Le lendemain matin, elle se rapprocha de ce qui est à ses yeux, le plus corpulent dans la foret : les éléphants. Ceux-ci bien qu’étant réticents auparavant, acceptèrent d’accompagner la biche à sa réunion. Arrivés face à l’antre, le lionceau les invita à rentrer. La biche précéda les éléphants qui à leur tour se présentèrent à l’ouverture. Le premier qui s’aventura coinça sa tête et eut du mal à la retirer. Assistant à cette scène aventureuse, les autres n’osèrent plus- tellement que l’ouverture était faite sur mesure pour la maigrelette…
On entendit au fond du trou la biche répéter sans cesse :

« Rentrez, mes amis les éléphants ! »

Et le lion de répondre

- ils attendront la fin du festin.

Les éléphants ne purent pas rentrer et la biche n’est plus jamais ressortie.

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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /Mars /2007 13:45

 

 

 

Ce que dit papa !

 

 

 

-         Dis papa !

 

-         Oui fiston ! quoi donc ?

 

-         C’est qui cette femme et ces hommes qui se mettent en avant ?

 

-         Ce sont ceux qui pourront nous gouverner !

 

-         Nous gouverner ?

 

-         Oui mon fils, nous gouverner.

 

-         Et peux tu me dire enfin c’est quoi gouverner ?

 

-         Nous montrer le chemin, prévoir, imaginer un monde meilleur…

 

-         Qu’ont-ils de plus que les autres pour faire de la sorte, les mots pour le dire ?

 

-         Non il en faut plus que cela pour gouverner

 

-        Sont-ils plus intelligents ?

 

-         Peut être

 

-         Plus habiles ?

 

-         Certainement

 

-         Plus honnêtes ?

 

-         Pas forcement

 

-         Plus pauvres que nous ?

 

-         Absolument pas

 

-         Plus riches que nous ?

 

-         Apparemment oui

 

-         Dis moi papa, Un riche peut il aider les pauvres qu’il gouverne?

 

-         C’est possible

 

-         Et un pauvre peut il aimer les riches ?

 

-         Aimer ce n’est pas rendre service, c’est un sentiment.

 

-         Peut on être pauvre et gouverner ?

 

-         Je ne pense pas.

 

-         Pourquoi ?

 

-         Parce qu’il faut dépenser beaucoup d’argent pour y arriver

 

-         Et comment font ceux qui disent être pauvres ?

 

-         L’état les aide c'est-à-dire moi et toi

 

-         Donc nous les aidons tous à nous gouverner

 

-         D’une certaine manière oui

 

-         Je ne pense pas que je voterais papa

 

-         Mais si fiston. Il  faudrait voter sinon ‘on’ décidera à ta place

 

-         Mais je voterais pour qui ?

 

-         Sur celui ou celle que tu penses être en mesure de bien te gouverner ?

 

-         Et comment le savoir s’ils n’ont jamais gouverné ?

 

-         Faudrait écouter ce qu’ils disent

 

-         Faudrait donc se fier à ce qu’ils disent

 

-         Oui certainement

 

-         Et qui me dis qu’ils disent vrai ? qui dit qu’ils feront ce qu’il nous disent ?

 

-         Rien

 

-         Et les autres, avant ceux là, ont-ils fait ce qu’ils ont dit ?

 

-         Certains ont fait un peu de ce qu’ils ont dit, d’autres moins

 

-         Dis moi papa

 

-         Quoi fiston ?

 

-         Je pense que cette femme mérite de gouverner

 

-         Pourquoi donc fiston ?

 

-         Parce que c’est une femme papa, peut être changera elle les choses

 

-         Cela n’est pas objectif, fiston.

 

-         Mais c’est au moins un changement tu ne penses pas ?

 

-         Oui. Mais ce n’est pas parce qu’on change que ça sera mieux

 

-     E t pourquoi c’est elle  qui s’est présenté ?

 

-         Parce que son parti l’a choisi

 

-         Parmi les meilleurs ?

 

-         En tous les cas parmi ceux qui se sont présenté

 

-         Ah ! donc il se peut qu’il y  ait un meilleur, non ?

 

-         Oui c’est possible

 

-         On risque de passer à coté du meilleur alors ?

 

-         Oui fiston. C’est la démocratie

 

-         Oula ! papa, encore un vieux mot

 

-         Vieux oui mais toujours d’actualité

 

-         Et si cette démocratie pouvait s’améliorer ?

 

-         Comment ça ?

 

-         Tu me dis que des meilleurs pourraient se cacher derrière celui ou celle que l’on a choisi

 

-         Oui bien sur

 

-         Alors désignons d’abord les meilleurs

 

-         Oui ça pourrait être une idée

 

-         Et puis après choisir parmi les meilleurs non ?

 

-         Oui tu as peut être raison. La démocratie compétente !

 

-         Voila c’est cela papa. Mais dis moi papa une fois que l’on vote c’est fini ?

 

-         Fin quoi ?

 

-         On ne peut plus changer ? ni corriger ?

 

-         Une fois que tu as donné ta voix, tu seras gouverné.

 

-         Et si ça ne me plait pas ?

 

-         Faudrait attendre les prochaines élections 

 

-         Ou faire de la politique c’est ça papa hein ?

 

-         Oui fiston ou faire de la politique

 

-         Et si en faisant de la politique je ferais la même chose que eux tous ?

 

-         Ne dis pas ça fiston, on peut toujours faire mieux

 

-         Ou pire !

 

-         Oui peut être mais l’homme est foncièrement bon

 

-         Alors je ferais de la politique papa et dis moi papa

 

-         Oui fiston

 

-         Et ce monsieur on dit qu’il est doué mais  trop jeune

 

-         Etre jeune n’est pas un obstacle mais faudrait de la sagesse

 

-         La sagesse ?

 

-         Oui être sage, c’est être juste, droit, honnête …

 

-         C’est beaucoup cela pour un homme tu ne penses pas papa ?

 

-         Il en faut pour gouverner

 

-         Et les autres, papa ?

 

-         Lesquels ?

 

-         Celui qui n’aime pas les étrangers ?

 

-         C’est ce qu’il met en avant pour avoir un électorat

 

-         Tu penses qu’il ne le pense pas vraiment ?

 

-         Si. Il le dit et il le prouve par ses actes

 

-         Des gens votent pour lui ?

 

-         Oui bien sur

 

-         Ce sont des gens qui pensent comme lui ?

 

-         Oui certainement

 

-         Parce qu’il n’aiment pas les étrangers ?

 

-         Parce qu’ils pensent que les étrangers doivent rester chez eux

 

-         Chez eux ?

 

-         Oui dans leur pays

 

-         Mais des gens d’ici aussi partent à l’étranger, il se peut que ça arrive à ses propres enfants

 

-         Oui certainement

 

-         Alors il est intolérant et en plus ignorant

 

-         Oui fiston

 

-         Et les autres peut on les entendre ?

 

-         Oui, pas autant que ceux que tu entends souvent

 

-         Pourquoi donc ?

 

-         Parce que certains ont plus d’argent que d’autres

 

-         Ce sont donc les riches que l’on va entendre le plus papa

 

-         Du moins ceux qui aurons les moyens de se  montrer le plus, enfin dans notre République d’aujourd’hui

 

-         Tu es d’accord papa que je fasse alors de la politique

 

-         Oui fiston mais fais attention à toi

 

Liepsig

 

 

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